Texte écrit en atelier sur le thème de la ville comme vous vous en doutez
- Ma ville ? Comment ça ma ville ?
- Et bien, si tu devais n'en citer qu'une, ce serait laquelle ?
- Je ne sais pas, je suis une fille de la campagne tu sais. J'y ai passé toute ma vie.
- Il y a bien une ville qui te tienne à coeur !
- Et bien, il y en a une oui. Elle est synonyme de terre d'accueil, de renouveau. J'ai quitté la campagne à 20 ans pour emmenager avec l'homme que j'aime. Nous avons vécu un moment en centre ville. J'ai alors connu les joies des marchés en dessous de ma fenêtre, des balades au parc et des papotages entre voisines. Cela me changeait des promenades solitaires de deux heures à travers les bois de mon enfance évidemment mais j'ai trouvé ça plaisant. J'ai également appris à conduire en croisant plus d'une voiture tous les trois ou quatre kilomètres.
Un sourire tendre se dessine sur les lèvres de la jeune fille mais elle ne dit pas un mot. Elle a trop peur de stopper net le flot de souvenirs.
- La ville était belle au printemps, très fleurie. On voyait les
couleurs chatoyantes recouvrir les rond points et les bordures. En
quelques jours, les jardiniers faisaient un travail titanesque, ça
tenait presque de la magie.
J'aimais flaner le long des rues, passer à gauche de la cathédrale,
caresser la chouette toujours de la main gauche pour que cela me porte
bonheur. Je ne suis pas supersticieuse mais c'est une coutume, les
natifs le font sans même s'en rendre compte.
C'est dans cette ville que tu as vu le jour, un joli matin de
printemps. Ton premier sourire, tu me l'as offert dans cette ville,
capitale de la Bourgogne, du bon vin et de la haute bourgeoisie
française.
Cela fait plus de dix ans que je n'y ai pas mis les pieds. Je n'y avais
jamais réfléchi mais elle me manque. Elle est certainement plus ta
ville que la mienne mais grâce à toi elle aura toujours la place
d'honneur dans mon coeur.
- Oh maman, je t'aime ...
- Moi aussi mon coeur.

